Tout savoir sur la cystite 

Cystite, infection urinaire E.coli

Cystite, Infection urinaire – C’est quoi exactement ?

Nous savons que la cystite est une infection des urines et de la vessie due à la présence de bactéries. 9 cystites sur 10 sont causées par la bactérie Escherichia coli1.  

La cystite touche principalement les femmes et ce, à tous les âges de la vie. Savez-vous pourquoi ? L’urètre féminin mesure seulement 2,5 à 4 centimètres, contre 20 à 25 cm pour l’urètre masculin. Chez la femme, la bactérie E.coli, naturellement présente dans les intestins et qui sort régulièrement par l’anus, peut donc arriver très rapidement à l’entrée de l’urètre (et donc dans la vessie). 

Une fois dans la vessie, la bactérie E.coli se fixe au D-mannose endogène (qui provient de l’organisme) présent naturellement sur la paroi de la vessie. C’est cette action qui déclenche l’inflammation et donc l’infection urinaire. Il est alors important de traiter cette infection pour éviter qu’elle ne se répande dans les voies rénales. 

Les bactéries E-coli

Les principaux facteurs de risque de l’infection urinaire chez la femme

Plusieurs facteurs de risque provoquent les cystites et les infections urinaires :  

  • Une hydratation trop faible et une vessie mal vidée (ou pas assez régulièrement) favorisent la concentration des urines. Ceci crée un milieu propice à la multiplication des bactéries ;
  • Le stress et le manque de sommeil affaiblissent notre système immunitaire, et le rendent plus sensible aux infections ;
  • Lors des rapports sexuels, le mouvement du pénis aide les germes à migrer de l’extérieur vers l’intérieur, par action mécanique. De même, les mouvements de la langue, des doigts ou d’un sextoy peuvent aussi contribuer à faciliter la poussée des germes vers la zone urinaire ;
  • Des vêtements ou des sous-vêtements en matière synthétique (mieux vaut privilégier le 100 % coton), des vêtements trop moulants ou près du corps favorisent la transpiration et créent des conditions favorables à la multiplication des bactéries ;
  • L’hygiène. Il est important de nettoyer régulièrement les parties génitales et anales (de l’avant vers l’arrière) sans verser dans l’excès d’hygiène ! Cet excès affaiblit et déséquilibre les microbiotes protecteurs ;
  • Des problèmes de transit, que ce soit la constipation ou la diarrhée, car ces problèmes entrainent la multiplication des bactéries E.coli ;
  • Une augmentation de la taille de l’utérus (grossesse, fibrome etc.). Elle peut favoriser une mauvaise élimination des urines lors du passage aux toilettes.

Les principaux facteurs de risque de l’infection urinaire chez l’homme 

Les hommes sont moins souvent touchés que les femmes. Néanmoins le risque d’infection urinaire existe. Les principaux facteurs de risque sont :

  • Une hypertrophie de la prostate car la vessie ne se vide pas correctement ;
  • Une prise importante et à répétition d’anti-inflammatoires favorise un allongement de la durée des symptômes et a des effets indésirables plus graves2 ;
  • Une mauvaise hydratation favorise la stagnation des urines dans la vessie et favorise la colonisation bactérienne ;
  • La post-chimiothérapie ou la post-radiothérapie car en irradiant une tumeur, on ne peut pas éviter totalement d’altérer des tissus sains situés à proximité ;
  • Des relations sexuelles à répétition après une longue période de privation peuvent dilater le méat urinaire (orifice de sortie de l'urètre au niveau du pénis) et favoriser le passage des bactéries.
Femme enceinte infection urinaire

Femme enceinte : un risque plus élevé de contracter une infection urinaire ?

Les infections urinaires sont en effet plus fréquentes au cours de la grossesse. L’infection urinaire est même l’infection bactérienne la plus fréquente chez la femme enceinte : elle touche de 2 à 10 % des femmes enceintes3. Comme elles ne sont pas toujours faciles à identifier, le médecin peut demander un dépistage d’une éventuelle infection urinaire (cystite). Il est réalisé par l’intermédiaire de bandelettes urinaires. En cas de réponse positive aux bandelettes urinaires, le médecin peut prescrire une analyse d’urines pour rechercher le germe en cause.  

Pourquoi le risque d’infection urinaire est plus élevé pendant la grossesse ? 

Les facteurs anatomiques et hormonaux expliquent le risque d’infection urinaire chez la femme enceinte. Lorsque l’utérus grossit, il comprime la vessie et les canaux urinaires. Ceci a pour conséquence d’entraîner des envies d’uriner plus fréquentes. Paradoxalement, les hormones de la grossesse diminuent le tonus de la vessie. Au moment du passage aux toilettes, la vessie n’est donc pas complètement vidée. L’urine restant dans la vessie augmente le risque de cystite en favorisant la multiplication des bactéries responsables de l’infection urinaire. 

Cystite, Infection urinaire – quel rôle joue le diabète ?

Les personnes diabétiques ont souvent des cystites. Cette fois encore, les femmes sont davantage touchées que les hommes.  

Quand la glycémie est élevée, les reins laissent passer du sucre dans l'urine. Ce milieu sucré constitue un terrain idéal pour les bactéries : elles se multiplient plus rapidement et le risque d'infection augmente. De plus, le diabète peut perturber le fonctionnement de la vessie, qui peut ne plus se vider complètement. La présence permanente d'urine dans la vessie favorise aussi les cystites. Chez les diabétiques, la cystite peut être plus difficile à diagnostiquer car elle est souvent indolore.

Le diabète constitue un facteur de risque d’infection urinaire par mécanisme d’immunodépression et de neuropathie vésicale4

Cystite, Infection urinaire diabète

Immunodépression et neuropathie vésicale, en bref 

L’immunodépression est la réduction ou l’abolition de la capacité du système immunitaire à combattre les infections.  

La neuropathie vésicale est un dysfonctionnement de la vessie. La neuropathie vésicale est une atteinte très fréquente qui altère la qualité de vie des patients diabétiques et qui peut être à l’origine de plusieurs complications, en particulier l’infection.

La prévention de l’infection urinaire chez les diabétiques 

Comme pour tous les types d’infection chez la personne diabétique, il est primordial d’avoir un bon contrôle de la glycémie et de suivre certaines règles d’hygiène et d’hygiène de vie :

Ménopause, infection urinaire et cystite : quel risque ?

De manière générale, les problèmes urinaires s’intensifient à la période de la ménopause. Des infections, comme les cystites, peuvent survenir plus souvent. La ménopause stoppe la production hormonale des ovaires.  Conséquence ? Les muqueuses de la zone urogénitale s’amincissent, s’assèchent et deviennent plus sensibles. De plus, l’urètre se relâche. L’urètre, le canal qui relie la vessie à l’orifice externe (le méat urétral), est déjà particulièrement court chez les femmes. Désormais plus fragile, il devient plus simple pour les bactéries de le remonter pour aller coloniser la vessie.

Des auteurs américains ont montré que le taux de récidive des infections des voies urinaires basses (cystites) ou hautes atteint 55 % chez la femme ménopausée, contre 16 à 36 % avant la ménopause5.

Les récidives sont définies par plus de 3 épisodes non compliqués par an ou au moins 2 en 6 mois.

Sonde urinaire et cystite : 
quel lien ?

Les infections liées aux sondes urinaires sont les infections nosocomiales les plus fréquentes. Chez les patients âgés hospitalisés, le taux de présence de bactéries pathogènes dans les urines peut atteindre plus de 50 % chez les femmes6. 13 à 40 % des infections rencontrées dans les unités de soins sont d’origine urinaire7.  

Risque d’infection urinaire liée au sondage en milieu hospitalier6:

Sonde urinaire et cystite : quel lien ?
La cystite post coïtale

On ne fait jamais trop l’amour ? Pour les voies urinaires (malheureusement), si... 

La cystite post coïtale est fréquente. En effet, les bactéries responsables de l’infection urinaire proviennent de l’anus mais transitent par le vagin. Lors de rapports sexuels, les frottements et les mouvements dus à la pénétration peuvent favoriser le passage des bactéries du vagin vers l’urètre avec un risque accru d’infection urinaire. De plus, si les muqueuses sont enflammées, l’urètre devient plus sensible aux infections.

En cas de cystite post coïtale, l’infection urinaire débute dans les 4 à 24 heures qui suivent le rapport8.

Les infections urinaires qui apparaissent à la suite d’un rapport sexuel ne sont pas pour autant des infections sexuellement transmissibles (IST).  

En cas de cystite, je dis stop au sexe ?

Les rapports sexuels ne sont pas contre-indiqués pendant une cystite. En effet, la cystite ne représente pas de risques de transmission.

Néanmoins, la pénétration vaginale peut amplifier la douleur occasionnée par la cystite et accentuer les symptômes. Il est donc plutôt recommandé de traiter la cystite avant de reprendre sa vie sexuelle.

Hygiène intime et cystite : attention au trop ou au trop peu !

Une mauvaise hygiène intime peut générer une infection urinaire. Ainsi, lors des règles, le changement insuffisant des protections hygiéniques (serviettes ou tampons) peut être une source d’infection. Il est impératif de les changer régulièrement, environ toutes les trois heures. Il faut penser également à s’essuyer d’avant en arrière lors du passage aux toilettes : cela permet d’éviter que les bactéries de la zone anale colonisent la vessie.

Inversement, trop d’hygiène présente un risque ! Le microbiote (anciennement appelé flore) au niveau de la vulve et du vagin est fragile… alors n’abusez pas des savons agressifs !  Privilégiez ceux sans antiseptiques et surtout évitez les douches vaginales.

Femannose®N Produit

Femannose®N pour le traitement et la prévention des cystites

Le mode d’action complet de Femannose®N permet de traiter les cystites et autres infections urinaires simples basses, et de prévenir les récidives.

Dans le cadre des cystites simples, Femannose®N peut limiter le recours aux antibiotiques9.  

Femannose®N est un dispositif médical pour le traitement des cystites (et autres infections urinaires simples basses) grâce au D-mannose et son mode d’action novateur. Femannose®N sature la vessie en D-mannose et joue le rôle de leurre pour détourner la bactérie E.coli de la paroi de la vessie :  

Femannose®N apporte jusqu’à 6g de D-mannose par jour en période de traitement et permet ainsi une action ciblée, contre les bactéries indésirables, sans détruire les microbiotes et sans engendrer de résistances de la part des bactéries. 

1. Ameli, Cystite : symptômes et causes, 2021

2. Réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance, En cas de cystite : surtout pas d’AINS !, Actualités en Pharmacosurveillance n°111, CRPV Centre-Val de Loire, 2018.  

3. La revue du praticien, Connaître les particularités de l’infection urinaire au cours de la grossesse, 2017.

4. L. Radi et al., Infection urinaire et diabète, Diabetes & Metabolism, 34(3), 2008.  

5. N.J. De Nisco, M. Neugent, J. Mull, et al. Direct Detection of Tissue-Resident Bacteria and Chronic Inflammation in the Bladder Wall of Postmenopausal Women with Recurrent Urinary Tract Infection, Journal of Molecular Biology, 431(21) : 4368-4379, 2019.  

6. Dr P. Miailhes, Maladies Infectieuses et Tropicales Hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, Infections urinaires associées aux soins (IUAS), Qui traiter, quand et comment ?, 2017.

7. Revue Médicale Suisse, Sonde urinaire : respecter les indications pour éviter les infections, 2017.  

8. F. Haab, Les cystites post coïtales, Revue Genesis, consulté en 2021.  

9. En prévention - Kranjcec B., Papes D., Altarac S., “D-mannose powder for prophylaxis of recurrent urinary tract infections in women: a randomized clinical trial”, World J Urol, 2014 ;  32 : 79-84.

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